Jeanne d’Arc au cinéma

Palais du Tau, Reims

Jeanne d’Arc est sans doute la personnalité féminine française qui a le plus inspiré les cinéastes, à travers des films extrêmement différents, allant en fonction de l’angle de vue du réalisateur, du mysticisme à la mise en scène des prouesses guerrières.

Jeanne D’arc croise la grande histoire du cinéma grâce à Carl Theodor Dreyer, qui la filme en gros plan en 1928, sous les traits de la comédienne de boulevard Renée Falconetti. Le contraste entre le visage sublimé de la sainte et les traits hideux de ses juges fait la force du film. C’est d’ailleurs la même volonté de dépouillement qui inspire Robert Bresson pour « le procès de Jeanne d’Arc » en 1961.

D’autres cinéastes vont opter pour une mise en image plus traditionnelle de l’épopée de Jeanne, depuis les batailles jusqu’au bûcher. Après Méliès en 1900 et Cecil B. De Mille en 1917, Jeanne d’Arc s’est incarnée sous les traits de Simone Genevois  ( Marc de Gastyne, 1928), Ingrid Bergman (Victor Fleming, 1948), Sandrine Bonnaire (Rivette, 1994), ou encore Milla Jovovich (Besson, 1998).

D’autres s’éloigneront de l’histoire officielle pour chercher leur inspiration cinématographique dans des œuvres littéraires, comme Otto Preminger qui s’appuiera sur la pièce de G.B.Shaw, pour le scénario de sa Jeanne d’Arc, interprétée par Jean Seberg (« Sainte Jeanne » 1957) ou Rossellini qui puisera dans l’oratorio de Claudel, la trame de « Jeanne au bûcher » (1954), incarnée à nouveau par Ingrid Bergman.

Cette exposition a été présentée au Palais du Tau à Reims dans la cadre de l’opération nationale « monuments et cinéma ».

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