Le Roi Arthur

Du 1er juin au 7 octobre 2011

Maison du Patrimoine du Grand Troyes

Arthur, fils d’Uther Pendragon et d’Ygerne de Cornouailles, est peut-être le plus célèbre roi du septième art. Avec les quelques 235 Chevaliers de la Table ronde, il traverse le Moyen-Âge sur pellicule, entre lutte contre les envahisseurs et turpitudes d’une vie sentimentale bouleversée par les émois de Lancelot et de Guenièvre.
La légende arthurienne se développe au début du 11° siècle. Guillaume LE CONQUERANT, nouveau roi normand de l’Ile devenue saxonne cherche à asseoir sa légitimité en récupérant le « Breton » Arthur, dont les exploits sont alors célébrés. Au 12° siècle, sur le continent cette fois, Chrétien de Troyes situe la légende arthurienne dans la Petite Bretagne, dans les hautes futaies de la forêt de Paimpont-Brocéliande, domaine de Lancelot. Son Comte de la charrette, inspiré d’Ovide « invente » Lancelot, et exalte ce nouveau sentiment amoureux, qui plaît tant à la cour d’Aliénor d’Aquitaine : c’est l’apparition de l’amour courtois et chevaleresque, une « mine » pour les scénaristes hollywoodiens.
A tout seigneur, tout honneur, c’est bien évidemment Lancelot, amoureux de Guenièvre qui domine la filmographie. Les jeunes premiers d’Hollywood seront nombreux à l’incarner: Robert TAYLOR ne pouvant résister à Ava GARDNER dans la version de Richard THORPE des Chevaliers de la table ronde (1953), mais aussi Cornel WILDE en 1963 séduisant Jean WALLACE dans Lancelot, chevalier de la reine, ou encore Richard GERE bénéficiant de la mansuétude de Sean CONNERY (Arthur) dans la version de Jerry ZUKER, alors que Nicolas CLAY est un Lancelot plus tragique aimant Helen MIRREN dans l’Excalibur de John BOORMAN en 1981.

Mais la geste arthurienne est peuplée de bien d’autres chevaliers. Perceval Le Gallois inspire ROHMER en 1978, Parsifal dans l’opéra de Richard Wagner, porté à l’écran par Hans Jurgen Syberberg en 1982. C’est finalement la police motorisée qui mettra fin à cette quête de Graal, totalement tournée en dérision par des Monty Python en verve dans leur Sacré Graal de 1974.
Très complète, proposant affiches et photos originales de la quasi-totalité des films inspirés par la légende de la table ronde, cette exposition vous emmènera à la recherche de Lancelot et de Guenièvre sous les hautes futaies de Brocéliande, dans le monde de Merlin l’enchanteur. L’exposition a été présentée au château de Fougères, à l’été 2010, dans le cadre de l’opération nationale « monuments et cinéma ».

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